Sa vie privée

statue représentant Jean-Antoine Houdon   dans un parc à Versailles Statue à Versailles

Les parents d’Houdon :

Le 05 février 1735 Jacques Houdon, né en 1706 à Etréchy, près d’Etampes, épouse Anne Rabache dont le père et le frère étaient jardiniers du parc de Versailles.

Le 25 octobre 1735 naissance de Jacques-Philippe et le 22 janvier 1738 naissance de Henriette Suzanne.

Le père de Houdon est d’abord domestique chez monsieur Lamotte à Versailles puis sur proposition de ce dernier, il est nommé en mai 1749 concierge de l’Ecole royale des élèves protégées, place du Vieux-Louvre.

Mis à la retraite en 1775, il teint ensuite un bureau de tabac à la porte de cette école.

En 1786, Jacques Houdon meurt à l’âge de quatre-vingts un ans.

 

Naissance d’Houdon : 20 mars 1741

Acte de baptême de Jean-Antoine Houdon dans l’église Saint-Louis de Versailles :

« l’an mil sept cent quarante-un, le vingt-troisième du mois de mars, Jean-Antoine, né le vingt du même mois, fils de jacques Houdon, domestique chez monsieur Lamotte, et de Anne Rabache, son épouse, a été baptisé par nous soussigné, prêtre de la mission, faisant les fonctions curiales.

Le parrain a été Jean-Antoine Lemire, officier de la Reine, et la marraine a été Magdeleine Léger, épouse du sieur Jean Coquelin, laquelle avec le parrain et le père présent ont signé avec nous »

 

Mariage de Houdon :

Le premier juillet 1786 jean Antoine Houdon épouse Marie Ange Cécile Langlois, fille mineure de Jean Langlois, employé dans les affaires du Roi. Témoins : Jean-François Beaudoin, sculpteur et Vincent Mazetti, sculpteur.

  • 25 février 1787, naissance de Sabine Marguerite Josèphe.
  • 15 octobre 1788, naissance de Anne-Ange.
  • 27 octobre 1790, naissance de Antoinette-Claude, surnommée Claudine.

Son décès

acte de décès d'Houdon

Jean-Antoine Houdon décède le 15 juillet 1828 à l'âge de 88 ans dans un logement du Palais de l'Institut (logement qui lui était concédé depuis 1801 et où était morte sa femme en 1823)

 

Le service funèbre fut célébré en l'église de St Germain des Près

 

Il est inhumé au cimetière Montparnasse (première Division). Avec lui est inhumé son gendre, Raoul Rochette (1789-1854), historien et archéologue, membre de l’Institut, qui cumula les honneurs sous la restauration.

 

La monument de la tombe de Jean-Antoine Houdon possédait autrefois des médaillons de David d’Angers* représentant le sculpteur et son gendre, mais ceux-ci ont disparu.

(*David d'Angers est le sculpteur qui a réalisé les bas reliefs du fronton du Panthéon )

Tombeau de Houdon à Montparnasse Tombeau de Houdon à Montparnasse

La vie publique

Débuts du sculpteur à Paris :

25 septembre 1756 Houdon remporte une troisième médaille à l’Académie Royale. Le 01 octobre 1758, il est inscrit sur le registre de l’Académie comme élève de Michel-Ange Slodtz.

Le 29 août 1761, il remporte le premier prix de sculpture à l’Académie avec un bas relief représentant « la reine de Saba apportant des présents à Salomon »

Il est nommé pensionnaire à l’Ecole royale des élèves protégées sous la direction du peintre Carle Vanloo.

 

Séjour à l’Académie de France à Rome : 1764-1768

19 août 1764, Houdon reçoit son brevet d’élève sculpteur à l’Académie de France à Rome où il arrive le 11 novembre.

Il quitte Rome le 02 novembre 1768 pour rentrer à Paris.

 

 

Retour à Paris

Le 23 juillet 1769 Houdon est agréé à l’Académie. Extrait du procès-verbal de l’Académie : « on a ensuite passé à l’agrément du Sieur Houdon sculpteur qui a été agréé avec satisfaction à la pluralité de 27 fèves blanches contre 3 fèves noires »

Le 25 août 1769, Houdon expose pour la première fois au salon du Louvre.

Houdon effectue deux voyages en Allemagne, à GotHA : du 12 octobre au 20 décembre 1771 et du 23 avril au 01 juillet 1773. Il y exécute notamment des portraits de la famille ducale de Saxe-Gotha et des médaillons en bas relief de Frédéric III, du duc régnant Ernest-Louis, de sa sœur Frédérique-Louise et le buste de Charlotte de Saxe-Meiningen.

Mars 1772, installation de Houdon dans les anciens ateliers de la Ville au faubourg du Roule.

En 1776, Houdon est élu associé honoraire de l’Académie de Toulouse. Il fut reçu dans la 4ième classe, celle des associés honoraires et des artistes étrangers. Comme morceau de réception, il envoya le buste de Bélisaire qu’il avait exposé au salon de 1773.

26 juillet 1777 Houdon est reçu Académicien.

20 février 1779, Houdon est reçu dans la société maçonnique « la loge des neufs sœurs »

 

statue de Washington Washington

 

 

Voyage aux États-Unis

Le 23 juin 1785, le comte d’Angiviller, directeur des Bâtiments, accorde à Houdon, qui, étant sculpteur du Roi, ne pouvait s’absenter à l’étranger sans permission, un congé de six mois pour aller en Amérique « pour exécuter le monument qu’ils se proposent d’élever au général Washington »

Retardé par la maladie, Houdon n’arrive à Philadelphie que le 14 septembre 1785. Du 2 au 17 octobre, il séjourne à Mount Vernon.

 

En 1795, sous le Directoire, Houdon est nommé membre de l'Institut.

Lorsqu'il prend sa retraite en 1814, Il aura successivement travaillé sous Louis XVI, sous la Révolution française et sous l'Empire.

Les "honneurs"

L'écorché L'écorché

 

L'Empereur Napoléon, crée la Légion d'Honneur à titre militaire mais aussi à titre civil.

Le sculpteur adresse une demande pour la recevoir :

 

"Houdon sculpteur, membre de l'Institut, aux membres composant le grand conseil de la Légion d'Honneur

Citoyens,

J'apprends qu'on s'occupe maintenant de la formation de la Légion d'Honneur ; j'ose me mettre sur les rangs pour demander à être inscrit sur une telle liste.
Depuis l'âge de onze ans, je m'occupe de mon art ; j'ai fait les statues de Voltaire, de Cicéron, de Washington, de Diane et beaucoup d'hommes célébres, entre autres celui de J.J.Rousseau ; mais ce qui a été surtout mon occupation constante de ma vie entière, est l'étude de l'anatomie appliquée aux beaux-arts : j'ai fait en conséquence un écorché qui est placé dans toutes les académies, les écoles publiques et les particulières.

Si ces titres Citoyens vous paraissent suffisants pour m'admettre, je me tiendrai honoré et flatté de votre suffrage.
Salut et respect"

 

Jean-Antoine Houdon, à la suite du décret du 6 frimaire an XII le nommant membre de la Légion d'honneur. Paris (28 janvier 1809). Il recevra sa décoration des mains de Napoléon.

 

A l'époque les décorés de la Légion d'Honneur sont de droit "chevalier d'empire" Le 28 janvier 1809, le sculpteur reçoit en conséquence ses lettres de patente. 

Ses armoiries sont créées :

"D'azur, au chevron de gueules, tierçant l'écu et chargé du signe des chevaliers accompagné en chef à dextre d'un croissant montant né à sénestre d'un arc et d'une flèche le tout d'argent, en pointe d'un vieillard assis dans un fauteuil le tout aussi d'argent. Livrées : les couleurs de l'écu. "

 

(Ces armes rappellent la statue de Voltaire assis dans un fauteuil, un des chefs-d'œuvre de Houdon).